La lutte biologique intégrée
Le service des Espaces Verts de la ville de Toulon envisage de mettre en place la lutte biologique intégrée au centre horticole et dans les différents secteurs de la ville. Elle a pour but de préserver les biotopes existants, dans le cadre de sa politique de développement durable et des accords du “Grenelle de l’Environnement”.
Cette lutte biologique consiste à réguler les insectes nuisibles par la pose de piéges attractifs de couleur jaune ou bleu avec phéro-hormones en fonction des insectes à piéger. Cette opération permet aussi de comptabiliser les espèces et le nombre d'insectes nuisibles.
Une fois que le seuil de tolérance est atteint (taux acceptable de dégradation du végétal tout en garantissant son aspect esthétique), la lutte est engagée par des lâchers d’insectes prédateurs (insectes auxiliaires) au stade larvaire ou au stade adulte. Elle doit tenir compte du planning prévisionnel de lutte et du développement des insectes nuisibles.
Les principaux insectes auxiliaires sont :
Pour les pucerons : Aphidius colemani (petite guêpe), Aphidiletes aphidimyza (petite mouche), Adalia bipunctata (coccinelle), Chrysopa carnea (chrysope).
Pour les aleurodes : Encarsia formosa (petite guêpe), Eretmocerus eremicus (petite guêpe), Macrolophus caliginosus (petite punaise).
Pour les thrips : Amblyseius cucumeris (araignée microscopique), Orius sp (petite punaise).
Pour les araignées rouges : Feltiella acarisuga (petite mouche), Phytoseiulus persimilis (araignée microscopique).
Pour les cochenilles farineuses : Cryptolaemus montrouzieri (coccinelle), Leptomastix dactylopii (petite guêpe).
En novembre 2007, le service des Espaces Verts a traité les chenilles processionnaires d’une manière biologique par la bactérie “Bacillus thuringiensis” dans les écoles et dans les parcs.
Ce traitement a permis de limiter l’infestation. Il sera complété en juin 2008 par la mise en place sur les mêmes lieux de piéges de couleur jaune à phéro-hormones afin d’attirer les papillons des chenilles et de les tuer par noyade.
Cette lutte biologique permettra d’avoir un équilibre entre insectes nuisibles et insectes auxiliaires afin de ne plus utiliser d’insecticides, dangereux pour l’environnement.
Cet équilibre sanitaire sera atteint dans les trois ans. Si toutes les recommandations sont appliquées, plus aucuns traitements chimiques ne seront nécessaires. De multiples contrôles visuels seront pratiqués au printemps et à l’automne.
Une formation des agents de terrain du service des Espaces Verts sera programmée rapidement. Cette formation permettra de reconnaître sur le terrain les insectes nuisibles et les insectes auxiliaires et ainsi, favorisera la mise en place du calendrier des lâchers.

