L’oïdium du rosier
C'est certainement la maladie cryptogamique (désigne une plante dont les organes reproducteurs ne sont ni des fleurs ni des graines) la plus répandue. Elle se manifeste sous la forme d'une couche blanche et farineuse qui recouvre progressivement la ramure et les feuilles.
Il n'existe pas de rosiers totalement résistants à cette maladie. Bien sûr, certaines variétés sont moins sensibles que d'autres et il est préférable de faire le bon choix avant la plantation.
L’Oïdium du Rosier est souvent appelé “blanc” du Rosier.
A) HÔTE :
L’Oïdium du Rosier atteint tous les types de Rosiers
B) PARASITE :
L’Oïdium du Rosier est un champignon appelé “Sphaerotheca pannosa var. rosae”
1) Biologie, description et morphologie :
L’Oïdium du Rosier apparaît dès les premières heures du printemps, évolue pendant toute la durée végétative de l’arbuste et est particulièrement dommageable au moment de la floraison. Il attaque soit les pousses dans leur ensemble, soit les feuilles isolées, les boutons floraux et les pétales.
Le mycélium du “Sphaerotheca pannosa” (ensemble de filaments (appelé hyphe), plus ou moins ramifiés, formant la partie végétative d'u champignon) est abondant et de couleur blanc.
Les hyphes sont grêles, cylindriques et cloisonnés, réalisant un feutrage homogène. Ils s'étendent et recouvrent d'un feutrage farineux toute la surface des feuilles, des pousses et des boutons, caractéristiques de la maladie.
Ils puisent directement dans les cellules végétales de la plante pour assurer la nutrition du parasite.
2) Symptômes et dégâts :
Les feuilles :
Elles sont attaquées et recouvertes d'un feutrage uniforme, de couleur blanc et d'aspect farineux au moment de l’émission des conidies (spore d'origine asexuée, à l'extrémité des filaments fertiles, assurant la dissémination du champignon).
Elles ne se développent que partiellement, tandis que le pétiole reste court et arqué. Les feuilles atteintes perdent leur coloration verte et, épuisées par le parasite, ont tendance à se dessécher.
Les boutons floraux et les fleurs :
- Avant d’éclore, l'ensemble des sépales se recouvre du feutrage blanc. On le retrouve principalement au niveau du pédoncule et à la base du réceptacle floral. Dans la plupart des cas, les boutons floraux ne s'épanouissent pas, se dessèchent et tombent.
- Lorsque la fleur est épanouie, les pétales sont marqués de petites taches violacées ou brun foncé et les fleurs sont irrégulières. Certaines parties de la corolle ne s'étalent pas.
3) Facteurs favorisant :
- La température extérieure : une atmosphère chaude et humide favorise le développement du champignon. Il est optimal entre 23°C et 26°C.
- L’excès d’engrais azotés.
4) Moyens de lutte :
Préventive :
Il faut pratiquer une taille qui permet l’aération du végétal, et éviter d'éclabousser le feuillage lors de l'arrosage qui est une cause fréquente de l’apparition de l’Oïdium.
Culturale :
Il suffit de supprimer les parties atteintes par l’Oïdium.
Biologique :
Il existe des traitements spécifiques (en particulier à base de soufre ou de prêle), qui seront appliqués de façon préventive. Faire deux traitements à une semaine d’intervalle.

