| CONSULTEZ LE BULLETIN POLLINIQUE HEBDOMADAIRE |
Pour en savoir plus sur le risque allergique lié au pollen dans notre région...

| LE RÉSEAU NATIONAL DE SURVEILLANCE AÉROBIOLOGIQUE |
Réseau National de Surveillance Aérobiologique
Association loi 1901
Chemin des Gardes – 69610 Saint Genis l’Argentière
Tél. 04 74 26 19 48 – Fax. 04 74 26 16 33 - Courriel. rnsa@rnsa.fr
Le R.N.S.A. est une association loi de 1901, créée en 1996 pour poursuivre les travaux réalisés depuis 1985 par le Laboratoire d’Aérobiologie de l’Institut Pasteur à Paris.
Ce réseau a pour objet principal l’étude du contenu de l’air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population. C'est à dire l’étude du contenu de l’air en pollens et en moisissures ainsi que du recueil des données cliniques associées.
Le R.N.S.A fonctionne grâce à un Conseil d’Administration composé de cliniciens, d’analystes et de membres fonctionnels et d’un Conseil Scientifique composé de membres nommés par la Direction Générale de la Santé, l'Institut de Veille Sanitaire, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique, ainsi que des spécialistes en allergologie, en palynologie et en analyses biologiques.
Le R.N.S.A est une association dont l’ensemble des membres (près de 100 en 1997) sont impliqués de façon active dans le fonctionnement du réseau que ce soit au niveau local, qu’au niveau national. C’est son gage de qualité et d’universalité. Le R.N.S.A est le réseau français du réseau Européen E.P.I (European Aerobiology Network) ayant sont propre site : http://www.polleninfo.org
LES RISQUES PAR VILLE :
Le site Internet du Réseau National de Surveillance Aérobiologique dispose d'une rubrique relative aux différents sites de surveillance du R.N.S.A répartis dans toute la France. En cliquant sur l'image ci-contre vous accéderez directement à la page relative au site de surveillance de Toulon vous permettant de consulter :
- les informations générales sur ce site de surveillance,
- le bilan général de la pollinisation au cours de la saison 2004 et prévisions 2005.
LES ALLERGIES :
Plus de 20 % de la population française souffre d’allergie respiratoire. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de ces manifestations.
Ils peuvent être classés en 3 catégories :
- les facteurs environnementaux intérieurs : il s’agit de tous les allergènes potentiels respirés avec l’air intérieur des locaux (acariens, moisissures, poils de chat, poils de chien, etc.).
- les facteurs environnementaux extérieurs : il s’agit de tous les allergènes potentiels respirés avec l’air extérieur (pollens, moisissures).
- les facteurs de pollution atmosphérique : il existe des relations triangulaires entre pollution, pollens et allergie. La pollution peut à la fois agir sur les pollens en modifiant leur structure biochimique extérieure et par là même leur allergénicité et sur les muqueuses respiratoires de l’homme en modifiant sa sensibilité immunologique aux grains de pollens.
Comment se manifeste une pollinose ?
- la rhinite allergique saisonnière : nez bouché, éternuements, nez qui coule et démangeaisons.
- la conjonctivite allergique saisonnière : yeux rouges qui piquent, avec sensation de sable dans les yeux.
- les petits pollens (qui peuvent pénétrer jusque dans les bronches), peuvent provoquer des crises d’asthmes : diminution du souffle, sifflements bronchiques, toux persistante souvent nocturne.
- œdèmes et urticaire sont plus rares. Il faut tenir compte de la saison, de la météo. Toutes ces réactions sont améliorées par la pluie et aggravées par le vent. Elles sont plus importantes à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Pollens et allergie :
Les grains de pollens mâles contribuent au développement de la végétation qui assure la régénération de l’oxygène et ont un rôle essentiel dans l’alimentation. Cependant, pour 10 à 20 % de la population, ils sont responsables de réactions allergiques, en général saisonnières, appelées “rhumes des foins”. L’augmentation de ce type d’allergie, qui aurait doublé en 10 ans, justifie la surveillance du contrôle de la qualité de l’air. C’est l’Aérobiologie (ou Aéropalynologie) qui étudie les pollens disséminés par le vent des plantes dites anémophiles.
Tous les pollens ne sont pas dangereux, pour provoquer une réaction allergique, il faut :
- que le pollen d’arbre ou herbacée soit émis en grande quantité. C’est le cas des plantes anémophiles graminées, ambroisies, cyprès, bouleau. Les pollens de plantes entomophiles comme le mimosa (reproduction et transport par les insectes) peuvent provoquer des réactions de voisinage.
- qu’il soit de petite taille. Les grains de pollen resteront d’autant plus longtemps dans l’atmosphère, et pourront parcourir de plus grandes distances qu’ils sont petits et légers. Pour cette raison on trouvera les pollens allergisants aussi bien dans les villes qu’à la campagne.
- qu’il ait un fort pouvoir allergisant. Il faut qu’il puisse libérer ses particules protéiques responsables de la sensibilisation.
En Conclusion :
- d’autres facteurs peuvent intervenir : la présence simultanée de plusieurs pollens allergisants, la pollution atmosphérique, l’existence de réactions croisées entre des pollens de la même famille ou avec certains aliments.
- enfin, il faut un terrain génétique particulier pour développer cette allergie : le terrain atopique.

Pour en savoir plus :
- sur les missions du R.N.S.A.,
- sur les allergies,
- sur les principaux pollens allergisants.
Sources. site Internet du R.N.S.A.